Un
nouveau livre de Douglas ADAMS , voilà qui est bien rare dans
le paysage de la SF française, tant notre (petit) pays a sous-estimé,
sous-traité et finalement ignoré l'auteur du "Hitchiker's
guide to the galaxy".
Quand on y regarde de plus prêt, on constate d'ailleurs qu'ADAMS
n'a pas réellement écrit le livre, mais plutôt
un jeu pour Mac/PC en 1998.
C'est en fait Terry JONES lui-même, inénarrable membre
des Monthy Pythons, qui s'est attelé à la difficile
tâche de transposer le jeu en livre. Un défi bien délicat,
quand on sait que ce genre d'expérience est généralement
ratée.
Du côté de la traduction, l'odieux Jean BONNEFOY (voir
plus bas) n'a heureusement pas été convié. C'est
heureux, car sa désastreuse participation nous aurait immanquablement
apporté un titre du genre "Le vaisseau Titanic cosmique",
voire "Cosmic Titanic Comique". Ouf.
A la lecture, il faut malheureusement avouer que "Starship Titanic"
n'est pas franchement convaincant. L'histoire tourne autour des (mes)aventures
du plus beau vaisseau spatial de tous les temps, le Starship Titanic
donc, malheureusement saboté et piégé par des
constructeurs désireux de toucher la prime d'assurance.
Suite à une Oblitération Massive d'Existence, le Titanic
embarque à son bord trois terriens ébahis, un Journaliste
libidineux, le créateur du vaisseau lui-même, ainsi qu'un
perroquet.
Une bombe menace d'exploser à tout moment, et toute la troupe
doit se mettre en quête des différents éléments
qui constituent le cerveau du vaisseau (le jeu vidéo n'est
pas loin), afin d'éviter le désastre.
Malgré quelques pages très réussies, dont les
excellents dialogues avec la bombe et les robots serviteurs, l'humour
" non-sense " qui caractérise les délires
d'ADAMS et de Jones est désespérément absent.
À sa place, on trouve surtout de la grosse blague pas fine.
Manifestement, il semble que Terry JONES ait poussé le comique
trop loin, oubliant l'adage qui veut que pour fonctionner correctement,
l'humour absurde doit avant tout être crédible.
Bref, on est déçu, déçu, déçu.
On en aurait presque pleuré, tiens.
PS, pendant qu’on y pense : Jean BONNEFOY est le traducteur
du cycle de Douglas ADAMS, le "Guide Galactique", traducteur
extrêmement discuté par les fans de l'oeuvre originale,
qui s’est arrogé le droit de pervertir l’ensemble
du texte pour faire du Bonnefoy à la place d’Adams. Qu’il
pourrisse longtemps au-delà du septième cercle des limbes
de sa mère.