ARTHUR BRADFORD - LE CHIEN DE MA CHIENNE - DENOEL ET D'AILLEURS

Ce qu’il y a de bien avec la littérature dite de SF, c’est qu’elle est capable de tout intégrer, tout mélanger, pour donner quelque chose d’unique. Le chien de ma chienne en est un exemple parfait.


Vues à travers les yeux d’un type à moitié paumé, à moitié camé, à moitié largué, à moitié freak, à moitié à peu près tout, les nouvelles qui composent ce recueil sont des petits chefs d’oeuvre d’absurde, de délire, de sérieux et de drôlerie.


Difficile de trouver littérature plus décalée, d’une naïveté touchante mais évidemment fausse, qui met en scène des personnages perdus, souvent tristes, fondamentalement gentils et complètement à côté de leurs pompes.
On y découvrira les aventures de deux potes qui découvrent une limace géante et qui essayent de la vendre, pendant que la femme de l’un intéresse fortement l’un des deux amis, on passera par les aventures d’un propriétaire de chien à trois pattes contactée par une fille qui possède ces chiots mutants, on visitera l’intérieur mental d’un employé d’asile psychiatrique confronté à l’autismeon connaîtra tout sur les moeurs zoophiles d’un type qui engrosse une chienne qui donne naissance à un mini-mec qui engrosse une fausse vierge qui donne naissance à des chiots qui parlent, on saura tout sur les pratiques sataniques d’une fille bien décidé à éliminer l’ex-coloc de son copain, bref, on rencontrera d’étranges pays, tous ciselés à la perfection, pour un voyage dont on ne sort pas complètement indemne.


Oui, Le chien de ma chienne est un chef d’oeuvre de littérature absurde, mais c’est également un recueil d’une profonde humanité, de ceux qui réchauffent quand il fait froid.

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