Il
existe plusieurs RESNICK.
L'un, magnifique, humain et poète, auteur des superbes Kirinyaga
et L'infernale comédie , l'autre plus adolescent, fan de western
galactique, que l'on retrouve dans Santiago .
Enfin, il existe aussi le RESNICK gros con de texan éleveur de
chiens, chasseur en Afrique avec la thune que lui rapportent ses livres.
L'avant-poste appartient au troisième RESNICK.
Ça se passe au bar de L'avant-poste , au fin fond de la galaxie.
Un établissement sympathique peuplé de héros sur
le retour, de légendes vivantes, de ces types bodybuildés
qui font que l'espace est un lieu où l'on s'amuse. On y trouve
Catastrophe Baker, Ouragan Smith et d'autres figures comme la pulpeuse
Sendrillon.
Tous ont des aventures palpitantes à raconter. Et c'est d'ailleurs
ce que RESNICK nous inflige, L'avant-poste n'étant pas autre
chose qu'une discussion de comptoir entre machos fascisants [avec le
niveau philosophique que cela implique], chacun y allant de sa petite
histoire niaise, stupide et tellement lamentable qu'on en est mal à
l'aise.
Des histoires galactiques de sauvetage, de guerre, de sexe, de batailles,
parfois moralisantes, toujours faibles, et essentiellement mal écrites.
Non, vraiment aucun doute, désolé Mike, mais L'avant-poste,
c'est de la merde.