ISAAC ASIMOV - FLUTE, FLUTE ET FLUTES - FOLIO SF

Réédité sous une couverture qui vaut le détour pour son côté comique et (soyons fous) poétique, « Flûte, flûte et flûtes » est en quelque sorte la quintessence du mauvais Asimov.


Au menu, 10 nouvelles, généralement mal écrites, souvent navrantes et parfois pathétiques (surtout quand Isaac s’essaie à l’humour. Impayable). Un bien triste constat pour les fans, ex-fans ou (pourquoi pas ?) futurs fans du « bon docteur », dont le défaut majeur reste un égocentrisme à toute épreuve. Egocentrisme qui pousse d’ailleurs l’auteur à se raconter entre chaque nouvelle, livrant paradoxalement le meilleur du recueil. L’intérêt de «Flûte, flûte et flûtes», c’est justement ces paragraphes que nous livre Asimov, expliquant çà et là les relations entre auteurs, éditeurs, argent, famille et situation mondiale. Pas de panique toutefois, ça n’a rien de fascinant, et c’est avant tout dédié à la gloire du quidam. On peut apprécier quand même la nouvelle « Tous des explorateurs », récit finalement pas si mauvais où des explorateurs terriens tombent sur deux planètes peuplées d’étranges bestioles et de non moins étrange végétation. Comme de juste, les explorateurs ne sont pas ceux (ou ce ?) que l’on croit…


Les autres textes sont tellement consternants qu’on en conçoit comme un sentiment de gêne.
On reste donc sur une note amère, justifiant les avis glanés sur les forums où entendus dans les conventions qui veulent qu’Asimov ait bien mal vieilli. Un fait malheureusement incontestable.

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