
ADAM JONHSON - EMPORIUM - LUNES D'ENCRE
Nouveau venu dans le paysage éditorial francophone, Adam Johnson est assurément l’une des bonne nouvelles de ce début d’année. En attendant la prochaine publication en Lunes d’encre de son premier roman (Des parasites comme nous), il est fortement conseillé de se ruer sur son excellent recueil de nouvelles, Emporium, proposé en Denoël et d’ailleurs, collection en marge dont on ne se lasse pas de vanter la justesse de vue. A noter au passage la superbe couverture du livre, preuve s’il en fallait une que la littérature de l’imaginaire se passe aisément de barbares velus et autres hideuses conceptions post-informatiques.
On ne les résumera évidemment pas ici, mais on citera deux sublimes variations autour de la mort : Le satelitte Cassini, messager de la mort, raconté par un gamin récemment amputée de sa mère, nous projette dans une virée de cancéreux plus ou moins avancés, tous désespérément en quête de vie dans un monde qui n’y tient finalement plus beaucoup. Encore plus sombre, mais curieusement optimiste, Le huitième océan raconte la dérive d’un presque adulte tiraillé entre un père absent mais terriblement présent, des amours anecdotiques et une empathie maladive pour les autres. On citera également un texte complètement séparé des thèmes développés dans le recueil, Le canadanaute, réécriture radicale de la course à la lune, vue du côté du grand nord, et dont le burlesque tragicomique détonne par un humour absurde et décalé.
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