Auteur
prolifique et fondateur, Isaac ASIMOV n'en finit plus d'être réédité.
Parfois pour le pire, avec " Les vents du changement ", mais
parfois pour le meilleur avec " Chrono-minets ".
Écrits de jeunesse pour la plupart, les récits qui composent
ce recueil de nouvelles cumulent humanisme, prospective scientifique
et humour, pour le plus grand bonheur des lecteurs.
Au programme, point d'histoire lourde de symboles, point d'anticipation
désespérée, mais bien une SF légère,
aérienne, parfaitement divertissante, à l'image des pulps
dans lesquels ces nouvelles furent publiées.
On y suivra les pérégrinations juridiques d'un fantôme
(ou plutôt d'une entité astrale) bien décidé
à faire valoir ses droits sur la maison qu'il hante depuis de
longues années, les mensonges aimables d'une société
d'amis à la veille de la fin du monde, ou encore le destin surprenant
d'une petite colonie de robots positroniques abandonnés sur une
petite planète pendant plusieurs millénaires.
Au-delà des textes en eux-mêmes, ASIMOV accompagne les
nouvelles d'explications autobiographiques concernant leur genèse.
On y apprend moult détails sur le contexte historique (la plupart
des nouvelles furent écrites pendant la guerre), sur les rapports
entre CAMPBELL et l'auteur, sur les déboires financiers de revues
périclitantes, bref sur tout un tas de choses que les fans du
bon docteur liront avec délectation.
Même si l'intérêt même du recueil reste assez
limité, "Chrono-minets" (traduction de "Time pussy")
est un livre agréable, un vrai "roman de gare" à
lire entre deux trains.